Bienvenue chez Quotidien & Associés : une entreprise familiale spécialisée dans la gestion du quotidien… où le couple a parfois discrètement quitté le centre de la pièce.
J’ai une théorie.
Le couple ne disparaît pas.
Il change de métier.
Au début, il est scénariste de comédie romantique.
On parle pendant des heures.
On s’écrit pour rien.
On se manque après 3h.
Puis doucement…
Il devient directeur des opérations du quotidien.
Coordinateur des agendas.
Gestionnaire des repas.
Contrôleur des travaux finis.
Responsable qualité du lave-vaisselle.
Chef de projet des vacances.
Et un matin, sans avoir signé quoi que ce soit, on se retrouve associés dans une entreprise appelée :
« Quotidien & Associés »
Réunion à 19h30.
Ordre du jour : courses, lessives, rendez-vous, organisation du mercredi.
Point de tension :
« Qui était censé acheter le dentifrice ? »
Compte-rendu :
« On se reparle plus tard. »
Sauf que plus tard… arrive rarement.
Et c’est souvent comme ça que ça commence.
Pas par un manque d’amour.
Pas par une crise.
Mais parce qu’à force de faire tourner la vie… on oublie parfois de faire vivre le lien.
Le couple n’a pas disparu. Il est juste passé derrière tout le reste.
On imagine souvent qu’un couple va mal quand il se dispute.
Mais beaucoup de couples vivent autre chose.
Ils s’entendent.
Ils avancent.
Ils font équipe.
Ils gèrent.
Très bien même.
Les enfants.
Le travail.
La maison.
Les vacances.
Le quotidien.
Et à force de tout faire fonctionner… ils oublient parfois de faire exister leur relation.
Ce n’est pas forcément qu’il n’y a plus d’amour.
C’est parfois qu’il n’y a plus beaucoup de place pour lui.
Le piège du « quand on aura le temps »
Quand les enfants seront plus grands.
Quand le travail sera plus calme.
Quand on sera moins fatigués.
Quand on aura fini les travaux.
Quand…
Le problème, c’est que le couple ne revient pas toujours naturellement quand l’agitation redescend.
Parce qu’une relation ne vit pas uniquement d’amour.
Elle vit aussi de présence.
De moments où on continue à se regarder autrement que comme un binôme d’organisation.
De curiosité.
De temps où l’on existe encore comme partenaires… pas seulement comme parents, colocataires ou co-responsables du quotidien.
Parfois, ce n’est pas qu’on ne s’aime plus. C’est qu’on ne se choisit plus.
Et non, se choisir ne veut pas forcément dire réserver un week-end romantique tous les mois ou regarder son partenaire comme dans une publicité pour du parfum.
Ça peut être beaucoup plus simple.
Un café.
Un message.
Une discussion qui ne commence pas par :
« Tu peux… »
Un moment où l’on redevient autre chose qu’une équipe qui tourne.
Parce que le couple ne disparaît pas toujours dans les grandes crises.
Parfois il s’efface doucement.
Sans bruit.
Sans qu’on s’en rende compte.
Jusqu’au jour où l’un des deux dit :
« Je crois qu’on s’est perdus. »
Alors que souvent…
On ne s’est pas perdus.
On s’est oubliés.
Et si on remettait doucement le couple au centre ?
Pas besoin de tout révolutionner.
Pas besoin d’un séjour à Bali.
Pas besoin de devenir une version parfaite du couple.
Parfois, on recommence plus petit.
Un repas sans téléphone.
Une question sincère.
Un fou rire.
Dix minutes où on ne parle ni des enfants, ni du travail, ni de l’organisation.
Juste nous.
Parce que le lien ne demande pas toujours de grands gestes.
Souvent, il demande surtout qu’on lui refasse un peu de place.
Une question avant de partir.
Si quelqu’un observait votre semaine…
Est-ce qu’il verrait un couple ?
Ou une organisation remarquablement efficace ?
Parce que parfois, le problème n’est pas que l’amour est parti.
Parfois, il attend simplement qu’on le remette au centre.
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Et si aimer autrement, ce n’était pas aimer plus… mais recommencer à se choisir au milieu du quotidien ?
Parfois un article ouvre une question.
Parfois on a besoin d’un espace pour aller un peu plus loin.